DEF JAM
C'est en 1996 que Polygram crée le Island Def Jam
Music Group en regroupant deux
de ses labels : Island Records et Def Jam. En 1999, suite au rachat
de PolyGram
par le groupe canadien Seagram, le Island Def Jam Music Group est
intégré au
Universal Music Group.
Un label sans qui la musique ne serait pas ce qu'elle est devenue: Def Jam
L'année 2000 verra le label Def Jam fêter
ses 15 ans, presque l'age de ses
artistes quand ceux-ci ont débuté (Run DMC, LL Cool
J, Beastie Boys... ).
Russell Simmons a fait ses premières armes en
organisant des soirées rap au City
College de New York où il était étudiant, il
devint ainsi rapidement manager de
plusieurs jeunes artistes, notamment le groupe de son jeune
frère : Run DMC.
De
son coté, Rick Rubin, étudiant à NYU, fan de
metal, de hardcore et de rap,
décida de se lancer dans la production après
écoute prolongé de groupes comme
Run DMC. En 1984, il produit "It's Yours" de T. LaRock .
Quand Simmons et Rubin se rencontrent ils fondent une
structure bicéphale, Def
Jam, motivés par leur déception face au monde de la
musique. Le label est la
confluence de deux univers, deux musiques, deux cultures : le
rap/le rock,
Noirs/Blancs, Simmons/Rubin. Leur but est d'offrir à des
artitres qui n'auraient
jamais pu émerger seuls un support, un encadrement
compréhensif pour les
défendre dans leurs rapports avec les maisons de disques,
les faire tourner.
Dans cette entreprise, Def Jam est allié à l'agence
de management de Simmons,
Rush.
Le
premier artiste signé est LL Cool J, 16 ans, du Queens.
Produit par Rubin,
son "I Need A Beat" fera 100 000 copies, lançant en
même temps sa carrière et
celle de Def Jam.
Suivront les fous furieux des Beastie Boys et leur rap hardcore
appuyé à grand
renforts de samples d'AC/DC. Une fois de plus, c'est, bien
sûr, un succès qui
conduira le label à signer un juteux accord financier avec
Columbia. Dès lors,
Def Jam a les épaules suffisement solides pour sortir des
albums, tels "Radio"
de LL Cool J et "License to Ill" des Beatie Boys.
Les années passant, le label grossit, et gagne en
crédibilité, accueillant des
artistes ultra-politisés comme Public Enemy.
Malgrè ces succés, (ou suite à ces
succés ?) le label est sujet à des querelles
intestines : Rubin vs. Beastie Boys (suivi du départ de ces
derniers pour
Capitol), Simmons vs. Rubin lorsque celui-ci se met à signer
de plus en plus
d'artistes de rock (Slayer, Red Hot Chili Peppers... Johnny Cash
!). Rubin
quitte Def Jam pour créer Def America, depuis renommé
American recordings.
C'est une période sombre pour Def Jam en perte de vitesse
par rapport à la scène
Gangsta'rap west-coast.
remonte la pente durant la seconde moitié des années 90 et s'impose à nouveau en
2000 comme un des pilier du rap US pour les années à venir.
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