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THE VERY BEST IN YOU-82
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THE VERY BEST IN YOU-82
LUTHER VANDROSS
PARCOUR DUNE ETOILE DE LA SOUL MUSIC
Chanteur,
compositeur et producteur, Luther Ronzoni Vandross, Jr. de
son
vrai nom, est né le 20 avril 1951 à New York. Celui
que le magazine
People a surnommé "le Pavarotti de la pop" grandit à
Manhattan. Dès son
plus jeune âge, Luther est bercé par les chants de
gospel de sa mère,
par l'orchestre de son père, chanteur du groupe, et par sa
soeur
Patricia, membre de l'ensemble de doo-woop des Crests, qui connait
un
succès d'estime en 1959 avec le titre "16 candles".
Très vite, les voix
féminines deviennent son obsession. Il dira en 1983 :
"L'étendue vocale
des femmes, leur spectre, est beaucoup plus large que le
nôtre. Elles
sont capables de prouesses, inaccessibles pour nous".
Jusqu'à l'âge de quatorze ans, ses idoles sont les
Shirelles (groupe
féminin du New Jersey célèbre dans les
années 50 et 60) et les Supremes.
Puis il découvre Dionne Warwick et c'est la
révélation : "En l'écoutant,
j'ai réalisé que je n'avais jamais vraiment entendu
une vraie voix.
C'était comme découvrir un joyau". Warwick, tout
comme sa tante Cissy
Houston ou Aretha Franklin et Diana Ross deviennent ses
modèles. Des
années plus tard, il écrira des chansons pour ces
divas qu'il admire
tant. Il produira également des titres pour elles et
utilisera Cissy
Houston comme choriste (elle est encore présente sur son
dernier album,
"Dance With My Father"). Toutes ces chanteuses ont participé
à
l'enregistrement de ses plus grands hits.
Ses premiers pas dans la chanson se font avec des amis pendant
des
répétitions organisées dans des appartements
ou des caves d'immeubles.
Rapidement, il devient membre d'un groupe dont le nom est Shades Of
Jade
puis il intègre une formation de seize membres
baptisée Listen My
Brother. Avec cette dernière, il chante pour la
première fois une
chanson destinée à une série
télé : Sesame Street. Il se présente
également à plusieurs reprises aux concours amateurs
organisés à
l'Apollo de Harlem, mais sans succès.
Après ces expériences, il part étudier dans le
Michigan (au Western
Michigan College) et y intègre la section
d'ingénierie électrique. Il
revient vivre avec sa mère à New York quelques temps
plus tard. Là, il
occupe différents postes administratifs et passe de petits
jobs en
petits jobs.
1974 : C'est l'année de sa vie. Il parvient tout d'abord
à vendre une de
ses chansons, "Everybody rejoice (a brand new day)" aux producteurs
de
la comédie musicale "The Wiz". Mais surtout, le guitariste
Carlos
Alomar, son voisin et ancien membre de Shades Of Jade l'invite
à une
séance studio de David Bowie à Philadelphie. La star
anglaise enregistre
l'album "Young Americans". Bowie est si impressionné par la
voix de
Luther qu'il l'utilise immédiatement comme choriste et
arrangeur et
qu'il enregistre "Fascination", une composition signée
Vandross. Dans la
foulée, Vandross monte un groupe de choristes et part en
tournée pendant
un an avec Bowie.
Très vite, il devient le chanteur le plus demandé en
studio dans tout le
pays. Grâce à Bowie, il rencontre Bette Midler, qui
l'enrôle à son tour
comme choriste pour son album "Songs for the new depression".
Grâce à
elle, il rencontre le producteur Arif Mardin (producteur de New
York qui
a travaillé avec Aretha Franklin, Donny Hathaway, Chaka
Khan...). On
l'entend aux côtés de Carly Simon, The Average White
Band, Ringo Starr,
Chaka Khan, Roberta Flack, Cat Stevens, Z.Z. Hill, Lou Rawls...
Bref ! Il
devient la coqueluche des milieux pop et black.
En 1976 et 1977, sa carrière prend un nouveau tournant. Avec
Diane
Sumler, Anthony Hinton, Theresa Reed et Christine Whitshire, il
forme le
groupe Luther. Signé sur Cotillion, sa formation sort deux
albums
"Luther" et "This Close to you". Si les singles "It's good for the
soul
pt.1" et "Funky music" arrivent à se hisser dans le top 40
soul en 1976,
les deux premiers albums ne connaitront pas le même
succès, en
conséquence de quoi la formation décide de se
séparer.
L'artiste entre alors dans une période de galère.
Aucun label n'ose
prendre le risque de le signer en solo. Pour vivre, il prête
sa voix à
de nombreux spots publicitaires pour de grandes marques telles
Pepsi
Cola, Burger King ou Kentucky Fried Chicken, ou AT&T. Mais
Luther ne
renonce pas à faire carrière dans le show
business.
En effet en 1978, Quincy Jones fait appel à lui pour son
album
"Sounds...and stuff like that", tout comme Bernard Edwards et
Nile
Rodgers qui lui demandent de chanter sur des enregistrements de
Chic
("Le freak") et de Sister Sledge ("We are family"). Il
participe
également à l'aventure du groupe
italo-américain Roundtree. En
parallèle, il réalise des arrangements vocaux pour
Barbara Streisand et
Donna Summer. Pour cette dernière, il s'occupe des voix sur
le titre "No
more tears (enough is enough)", N°1 des ventes pop.
En 1979, c'est la rencontre avec le groupe Change, qui marque
un
tournant de sa carrière. En effet, en prenant la direction
du groupe dès
1980, sur certaines plages de l'album "The Glow of love"
("Searching",
"The Glow of love"...), Vandross s'assure une visibilité et
une
réputation jusque là qui lui manquait. Grâce
à ce nouveau statut, Epic
décide de lui donner une chance. Cette maison de disques ne
le
regrettera jamais. Le contrat lui laisse toute liberté pour
produire
lui-même ses disques, un fait suffisamment inhabituel
à l'époque.
En 1981, "Never Too Much", premier single qu'il a écrit,
composé et
produit, entre directement N°1 des ventes des classements soul
et s'y
accrochera deux semaines, alors que "Don't you know that" rentre
dans le
top 10 black quelques mois plus tard. Le succès ne
s'arrêtera plus
jamais pour le chanteur. L'album "Never too much" deviendra
double
disque de platine ! En 1982 sort l'album "Forever, for always, for
love"
(avec entre autre les titres "Bad boy", "Having a party"). A
cette
époque, Aretha Franklin fait appel à lui pour
écrire et produire "Jump
To It". Le titre sera également N°1 des ventes en 1982,
le premier gros
succès de la diva depuis 5 ans. En 1983 c'est au tour de
"Busy body" de
connaitre le succès grâce entre autre au duo
enregistré avec Dionne
Warwick "How many times can we say goodbye". Les ventes continuent
en
1985 avec "Til my baby comes home", sur lequel on reconnait
à l'orgue
Billy Preston, extrait de l'album "The night I fell in love"
qui
deviendra double disque de platine à son tour. L'album
suivant "Give me
the reason", donnera trois singles qui seront classés
n°1 dans les
charts Black : "Give me the reason" (que l'on retrouve
également sur la
B.O. de Ruthless People), "Stop to love" et "There's nothing better
than
love" avec Gregory Hines. En fin de décennie, Luther sort
l'album "Any
love", dont le titre éponyme devient en 1988 un nouveau
numéro 1.
Alors que jusqu'à présent il s'était
attiré les faveurs d'un public
quasi exclusivement afro-américain, la double-compilation
"The best of
Luther...The best of love" (1989) se vend à 3 millions
d'exemplaires,
grâce notamment à l'inédit "Here and now" qui
se place à la 6ème place
du Hot 100 (et n°1 des charts black), avec un Grammy à
la clé. Le grand
public succombe donc désormais à la Vandross mania,
et l'on observera
avec l'arrivée de la decénnie suivante que plus le
succès sera important
auprès du public blanc, plus la communauté noire se
détournera de
Luther.
En 1991, il sort son album "Power of love", dont le titre
éponyme se
place au 4ème rang du Hot 100 et lui rapporte un nouveau
Grammy. En
1992, il sort en compagnie de Janet Jackson, Bell Biv DeVoe et
Ralph
Tresvant le morceau "Best things in life are free", extrait de la
B.O.
du film Mo'Money.
L'année 1993 marque une première marque d'usure avec
l'album "Never Let
me go" (et son single "Little miracles"). L'année suivante,
le duo avec
Mariah Carey "Endless love" permet de mettre en avant l'album
"Songs"
auprès du grand public. Fin 1995 il sort un album de
Noël "This is
Christmas", une tradition pour les artistes soul américains
! En 1996,
"Your secret love" passe le niveau du million d'exemplaires
vendus.
En 1998, Luther Vandross passe chez Virgin mais les ventes
s'effritent
avec l'album "I know" . Puis il change à nouveau de maison
de disques et
passe chez J-Records, la compagnie de Clive Davis, pour l'album
"Smooth
Love" en 2001.
Au printemps 2003, il est victime d'une attaque
cérébrale qui le laisse
dans le coma jusqu'à la sortie début juin de ce qui
sera son dernier
album studio, "Dance with my father". L'artiste se trouve
cependant
largement diminué et les problêmes de santé se
succèderont. A la fin de
l'année sort le live "Live at Radio City Music Hall 2003".
Enfin en
2004, il renoue avec le succès en remportant le Grammy de la
meilleure
chanson pour "Dance with my father". Il remportera au total huit de
ces
récompenses musicales américaines lors de sa
carrière.
Luther Vandross décède finalement le 1er juillet
à l'âge de 54 ans dans
un hôpital du New Jersey, entouré de sa famille et de
ses amis. Il était
l'un des chanteurs soul les plus populaires aux Etats-Unis et
l'écho de
ses funérailles, auxquelles ont participé notamment
Alicia Keys, Dionne
Warwick, Aretha Franklin et Stevie Wonder n'a pas manqué de
le rappeler.
LUTHER VANDROSS
LUTHER VANDROSS
DISCOGRAPHIE
Luther "Luther"
(Cotillion/Atlantic)
1976
Premier album de Luther Vandross sous le nom de Luther,
ensemble vocal
qu'il dirige. Il signera d'ailleurs sur le label Cotilion
grâce au groupe
Average White Band. Deux singles de cet album "It's good for the
soul" et
"Funky music (a part of me)" remporteront un succès d'estime
en se hissant
dans le Top 40 soul. Les ventes d'album ne sont toutefois pas
très bonnes.
Luther "This close to you"
(Cotilion/Atlantic)
1977
Deuxième album chez Cotillion sans plus de
succès mais de bons titres
comme "Check 'Don't Take The Time" et "Follow Your
Heart".
Change
"The Glow of love" (Epic/Sony)
1980
Un
classique du funk, peut-être le meilleur album de Change
d'ailleurs !
Et la présence de Luther Vandross y est sans doute pour
quelque chose. Cet
album est rempli de tubes : "Lover's holiday", "The Glow of
love",
"Searching", qui ont inspirés toute une
génération, et qui ont d'ailleurs
"Never too
much" (Epic/Sony)
1981
Tout comme son album avec Change, ce premier veritable
opus solo est
indispensable dans votre discothèque. On y trouve
déjà la pâte Vandross :
harmonies vocales de qualité, mélodies facilement
identifiables et
enregistrables, hômmage aux femmes et à l'amour et
tubes dancefloor ! Le
titre éponyme "Never too much" a bien sûr fait le tour
du monde ! Mais on
retrouve également quelques perles comme "She's a super
lady" ou "Sugar &
Spice" qui en font une oeuvre à part entière. Le
début d'une longue
carrière en solo !
été samplés des centaines de fois. Le
succès de cet album représentera
enfin la véritable carte de visite de Luther Vandross, qui
lui permettra
de trouver la confiance auprès d'Epic, pour signer son
premier album solo
l'année d'après : "Never too much".
"Forever, for
Always, for Love" (Epic/Sony)
1982
Deuxième album solo pour Luther qui reprend les
mêmes ingrédients mais qui
annonce plus clairement son côté lover. La pochette et
le titre de l'album
en sont le plus bel exemple, mais aussi les registres
évoqués dans les
chansons : "Better love", "She loves me back", "Promise me"...
Reste
quelques bons up tempo comme "Bad Boy/Having a party". 1982 reste
aussi
une année très prolifique pour Luther qui produira
l'album de Cheryl Lynn
"Instant love" et qui interprètera aussi une reprise de
Tammi Terrel et
Marvin Gaye : "If this world were mine".
"Busy
Body" (Epic/Sony)
1983
Avec cet album, Luther Vandross continue à
proposer sa recette miracle :
une pincée de chansons d'amour, une pincée de titres
plus dancefloor et le
tour est joué. Dans la même lignée que les deux
premiers albums.
"The Night I Fell In Love" (Epic/Sony)
1985
Sur cet album, le duo Marcus Miller/Luther Vandross
fonctionne à
merveille. Le tube de l'album, en Angleterre comme en France
cette
année-là, sera "It's Over Now". Sur cet opus, on
trouve également quelques
grandes ballades, parmi les plus belles de l'artiste. "My
Sensitivity" ou
"Other Side Of The World" sont des classiques du genre,
intemporelles,
hors des modes. La qualité technique également. On la
doit à la présence
de très grands musiciens de l'époque : Doc Powell
(grand guitariste de
Detroit, présent sur nombre d'albums funk des années
80), Nat Adderley,
Jr. (joueur de claviers omniprésent à
l'époque), Fonzi Thornton (chanteur
de New York, choriste pour B.B. & Q.Band, Chic, High Fashion,
Al Jarreau,
Aretha Franklin...) et les choristes féminines (Cissy
Houston, Lisa Fisher).
Un indispensable!
1985, date de sortie de cet ½uvre, sera
également une grande année pour le
tandem. C'est l'année du «Do You Really Love Your
Baby» des Temptations,
co-écrit par Vandross et produit par Miller qui, là
encore, nous gratifie
d'un superbe jeu de basse.
"Give me the reason" (Epic/Sony)
1986
Cinquième album sous son nom Luther Vandross. Bien
que n'étant pas un
classique comme "Never too much" ou " "Forever, for always, for
love", il
n'en reste pas moins un bon disque avec des titres
inétressants comme
"Stop to love". Un mélange de ballades et de morceaux plus
dancefloor et
même une reprise de Dionne Warwick. Un bon
divertissement.
"Any love"
(Epic/Sony)
1988
Cet album figure sur le podium des grandes ½uvres
de l'artiste. Là encore,
l'explication se trouve dans l'association Miller/Vandross, mais
pas
uniquement. David Gamson (ancien membre de Scritti Politti et grand
joueur
de claviers) a ici un rôle déterminant. On lui doit
tout de même «Come
Back», le titre up-tempo le plus réussi de l'album.
Vocalement, l'opus est
un chef d'½uvre. Banalité lorsqu'il s'agit de Luther
mais c'est encore
plus vrai sur Any Love. "For You To Love", "Are You Gonna Love Me",
"Any
Love", "I Wonder"... Il y a pléthore de grands titres. Vous
avez ici la
dernière ½uvre de l'artiste où l'acoustique
l'emporte sur les machines, où
la production ne noie pas la simplicité de l'écriture
et de
l'interprétation. "Any Love" marquera l'année 1988.
Un grand, très grand
disque de Vandross.
"The best of
Luther Vandross...The best of love" (Epic/Sony)
1989
Ce best of sera vendu à 3 millions d'exemplaires !
Un double album qui
permet de découvrir (ou redécouvrir) les plus grands
hits de Luther au
cours de la décennie 80 (y compris à travers son
passage dans le groupe
Change). On y trouve en outre deux inédits "Here and now"
(qui sera 6ème
au Hot 100) et "Treat you". A noter qu'un volume 2 sortira en
1997,
intitulé "One night with you".
"Power Of
Love" (Epic/Sony)
1991
Ici, le son est beaucoup plus synthétique. Mais la
voix, ainsi que la
beauté des mélodies, restent inchangées :
l'essentiel est toujours là ! Le
titre "Power Of Love/Love Power" en est la preuve. Le chanteur a
même
l'idée géniale d'utiliser une chorale gospel pour
appuyer son timbre de
voix unique: un grand moment. En pleine période new jack,
genre très
urbain, il faut savoir s'adapter : Vandross réussit ce pari
avec "The
Rush" et sa programmation très mécanique.
Hormis ces deux titres up-tempo, le reste de l'album est
composé de
ballades. Le duo avec Martha Wash "I Who Have Nothing" (reprise
d'une
chanson sortie en 1961), est un grand moment de plaisir et de
prouesses
vocales.
Une fois encore, la crème des musiciens de studios
entoure l'artiste :
Paul Jackson Jr. (guitariste de Los Angeles, incontournable dans
les
années 70 et 80 dans les milieux jazz et funk), Hubert Eaves
III (claviers
et programmations, grand musicien de New York et père de
Hubert Eaves Jr
qui produira le fameux D-Train), Kirk Whalum (saxophoniste
très prolifique
dans le jazz et le funk des années 80), Tawatha Agee
(chanteuse de New
York, membre du groupe Mtume et déjà choriste pour
D.Sanborn, Kashif, Al
Jarreau, BB&Q Band....) et les fidèles tels Marcus
Miller, Fonzi Thornton,
Cissy Houston ou Kevin Owens.
"Never let me go" (Epic/Sony)
1993
Un album qui rayonne d'optimisme, et une fois de plus le
travail de Luther
Vandross avec Marcus Miller en co-producteur fonctionne à
merveille. Comme
sur chaque album, Vandross inclut un hommage à ses racines
musicales, et
cette fois c'est un hômmage au Bee Gees et aux Spinners avec
"how deep si
your love/Love don't love nobody", et également à
Johnny Ace avec "Never
let me go". Ce que recherche les fans est toujours présent :
cette voix
qui raconte l'amour toujours et toujours et de façon
intemporelle ! Album
dispensable cependant.
"Songs" (Epic/Sony)
1994
Un
album qui a dû son succès au tube "Endless love" avec
Mariah Carey, et
aux reprises de "Killing me softly" de Roberta Flack et "Ain't no
stoppin'
us now" de McFadden & Whitehead. Un succès (relatif)
dans les charts mais
un intérêt artistique moindre.
"This
is Christmas" (Epic/Sony)
1995
C'est une tradition américaine chez les artistes
soul R&B : sortir son
disque de Noël ! Luther Vandross y viendra sur le tard mais en
sortira
deux ! (l'autre étant "Home for Christmas" en 2001). A
réserver aux fans
ultra et à ceux qui sont fans des chants de
Noël...
"Your secret
love" (Epic/Sony)
1996
L'album qui scelle sa collaboration de quinze ans avec
Epic. Il saura une
fois de plus trouver ses fans et ce malgré une
légère baisse de
popularité. L'album sera quand même n°9 dans le
Hot 200 et deviendra
disque de platine. Le tube "Your secret love" trouvera la
52ème place des
charts pop et la 5ème place des chart R&B, et "I can't
make it better" la
80ème place pour les charts pop et la 15ème place
pour les charts R&B. On
est ici loin du Luther des années 80, et l'on passera
poliment son chemin.
"I
Know" (Virgin)
1998
Première surprise: Luther n'est plus chez Epic,
label sur lequel il avait
signé en 1981, auquel il avait rapporté de multiples
disques de platine.
Deuxième surprise: On trouve plus de featurings que sur les
albums
précédents (Stevie Wonder, Cassandra Wilson, Bob
James, Guru, rien que
ça!). Troisième surprise : Si Marcus Miller participe
encore activement à
l'écriture, il s'éloigne encore un peu plus de la
production. Louis Vega
et Kenny Dope Gonzales (en d'autres mots les Masters At Work) et
Rodney
Jerkins (producteur superstar du R&B) font une entrée
remarquée.
La séparation avec Epic, et peut être ses
problèmes de santé naissants,
donnent à l'artiste une dimension religieuse jamais vue
jusqu'ici. C'est
flagrant sur la somptueuse et émouvante ballade "Keeping My
Faith In You"
(dont le texte peut s'adresser à la fois à une femme
et à Dieu) ou sur le
mid-tempo "Religion". "Nights In Harlem", dans sa version classique
ou
remixée par Rodney Jerkins avec Guru (leader et membre du
groupe rap
Gangstarr) en invité, est un essai réussi. Pour la
première fois, Luther
s'essaie au hip-hop/R&B. La voix de Guru associée au
sons des violons et à
la voix de Vandross font de ce titre une réussite totale.
Concernant
l'équipe de musiciens, le vieil adage "On ne change pas une
équipe qui
gagne" se vérifie ici à merveille.
Après quelques disques très moyens, "I Know" marquait
le retour de la star
sur le devant de la scène et dans le c½ur de ses
fans. Un grand cru !
"Smooth love"
(AMW)
2000
Nouveau changement de label et difficulté de
distribution pour cet album
qui ne trouvera pas de grands échos et passera relativement
inaperçu.
C'est d'autant plus étonnant que la soul est à
nouveau à l'honneur en ce
début de millénaire mais pour une fois Luther n'est
pas au bon endroit au
bon moment. Une petite baisse de régime ceci dit bien
légitime après deux
décennies de succès !
"Luther
Vandross" (J-Records/BMG)
2001
Arrivée au sein du label naissant du
vétéran Clive Davis en 2001, qui
signera d'autres artistes préstigieux. Les fans
apprécient toujours avec
plaisir sa voix chaude et sensuelle sur des mélodies soul,
R&B et groovy.
Un album pour ceux qui sont tombés dedans il y a longtemps,
et qui annonce
le regain de créativité de "Dance with my
father".
"Home for
Christmas" (Sony)
2001
Sony profite de la forme retrouvée de Luther pour
sortir ce nouvel album
de Noël somme toute assez anécdotique et difficilement
trouvable
d'ailleurs. A réserver là encore aux fans du chanteur
qui ne veulent pas
rater une seule de ses livraisons.
"Dance
With My Father" (J-Records/BMG)
2003
Le
grand Luther est de retour, et de quelle façon ! Le grand
vocaliste
soul des années 80, et ancien chanteur du groupe funk
Change, n'a cessé de
nous surprendre. Nombreux sont ceux qui ont, à maintes
reprises, annoncé
sa mort artistique. Certes, le dernier album en date n'était
pas un chef
d'½uvre, mais Clive Davis, patron du label J Records et
grand directeur
artistique a pris les choses en main. On trouve ici l'une des
plus
somptueuses ballades du chanteur, "If I Didn't Know Better", qui
touche
vos émotions en profondeur par la beauté de
l'interprétation, des ch½urs
et de la mélodie. La présence de Cissy Houston
(mère de Whitney), Tawatha
Agee (ex chanteuse du groupe M Tume) et de Cindy Mizell (choriste
pour
Freddie Jackson, Najee, D-Train, Chic...) dans les ch½urs
explique la
qualité de l'ensemble. Luther a aussi su s'entourer du
gratin hip-hop et
R&B : La jeune rappeuse Foxy Brown, la chanteuse R&B
Beyoncé et les
rappeurs Busta Rhymes et Queen Latifah lui ont apporté une
aide précieuse.
Son acolyte Marcus Miller, bien que très en retrait par
rapport à la
période d'or de l'artiste, est encore là. On lui doit
le titre "She saw
you". Tous ces éléments font de "Dance with my
father" un opus des plus
réussis qui remportera en sus un Grammy en 2004.
"Live
2003 : Radio City Music Hall" (J-Records/BMG)
2003
L'ultime album officiel de Luther Vandross est un live et
pas des moindres
! On se demande d'ailleurs pourquoi il fallu attendre aussi
longtemps pour
qu'un live puisse enfin voir le jour. La voix du maitre prend ici
toute
son ampleur. Les tubes 80's sont privilégiés ("Never
too much", "The glow
of love", "Stop to love", "Here and now"...), de quoi ravir les
fans du
début. Un incontournable, sans aucun doute autant pour
l'objet que pour
l'émotion dégagé par celui-ci
!
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LUTHER VANDROSS
YOUR THE SWEET THE ONE
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